Taïaut, c'est cosy !
Ou alors Tosi, c'est Caillot. Ou presque. Oui, à Reims aussi ils ont leur boulet, le genre gros tas parfumé Clarins qui parlemente avec les adversaires, contribue à couler le club et se rince les doigts de ses plâtrées de bouffe fourrées à la brandade tandis que les supporters grincent des dents. L'un espérait que le football champagne coule à flots, l'autre a foutu le chaos et du coup le football coule en Champagne. Pas de doute, foi de disciple albenquien, ce match plaira aux poètes : Biancalani, Benyachou, Mostefa (attention, surtout ne pas mettre en doute ses qualités footballistiques au risque de s'attirer le foutre.. hum pardon les foudres du petit frère sur le forum) et autres artistes de l'intervention à retardement, anti-bienséants, du tacle saillant et du mouillage de maillot seyant, seront sur la pelouse des Costières vendredi soir.
C'est cosy, car Nîmes/Reims, c'est une affiche. Comme disait Francis, le pilier du bar du Bon Coin, à quelques encablures de la rue Bonfa, elle-même proche de la rue de la Biche, perpendiculaire à la rue Hoche de l'ancien hôpital qui servait de parking à ceux qui ne pouvaient pas se garer à Jean-Bouin d'autant qu'il y avait même des 2CV ou des 4L perchées sur les pylônes d'éclairage ou garées au bord du terrain (eh oui gamin, à l'époque, pas de violence dans le foot, c'était le bon temps, pas d'envahissement, tout le monde serein, et puis ça sentait la merguez sous le tunnel), comme disait Francis donc, ben Reims/Nîmes c'était une affiche. D'ailleurs, chez lui il garde celle de la finale de 58, personne s'en rappelle vraiment de cette finale vu qu'elle arrivait quelques jours après le putsch des généraux, du coup ça nous évite de repenser à la branlée qu'on avait prise.
Quid des supporters ? On a souvent accusé Gazeau de ne pas sortir le portefeuille autrement que pour régler les notes de (pastis) frais, de n'inviter personne sauf les siffleurs de la tribune nord, mais ce sera au reste du public de répondre présent s'il veut vraiment que son club se maintienne. Dans le cas contraire, Pacy-sur-Eure et consorts nous accueilleront dans des stades anonymes qui sentent la vache et le foin. Vendredi soir, ça sera plus qu'un match, ça sera une conception du football. Et le public nîmois aura à décider entre laisser un adversaire probablement supérieur s'imposer, ou bien alors faire en sorte que l'adversaire, et pourquoi pas aussi l'arbitre (pour ceux manquant d'inspiration, relisez Tintin et étudiez les prêches du Sergent Hartmann), pètent les plombs. Cette année, ça sera dur de s'en sortir sur le terrain, et ça fait trop longtemps que notre public, autoproclamé l'un des meilleurs de l'hexagone, dort...
Par Rahan.
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