La naissance
(1937-1950)
Le football Nîmois débute en
1901 lorsque Henri Monnier crée
le Sporting Club Nîmois. Jouant les premiers rôles lors de la création
du professionnalisme en 1932
portant au plus haut niveau national les couleurs Nîmoises, le club
sera pourtant contraint de stopper ses activités en 1937. Succédant au
SCN,
le Nîmes Olympique voit le jour le 10 avril 1937, sans pouvoir en
revendiquer l'héritage. Le premier président est Pierre Chabert, puis
lui succèdera le Dr Darmon. Le 4 Juin 1937, la candidature du Nîmes
Olympique au professionnalisme est acceptée, et le club peut donc
intégrer la D2. Le
8 août 1937, le club dispute la première rencontre de son histoire
contre le SO Montpellier
au stade Jean-Bouin de Nîmes, et perds sur le score de 4 à 1. Malgré ce
premier revers l'aventure du Nîmes Olympique est lancée, et le club
aspire à briller. Les premières années de fonctionnement seront
néanmoins troublées par les années de guerre. Sous les directions
techniques de Marcel Gebelin (1940-1942) et de Louis Gabrillargues
(1942-1946), les performances du club Nîmois restent modestes, mis à
part quelques coups d'éclat sans lendemain en Coupe de France.
Dès 1948, le club affiche ses
ambitions; le président Jean
Chiarigny (1942-1967) recrute l'efficace Pierre Pibarot comme
entraîneur, et fait venir de talentueux joueurs tels Kader Firoud,
Marcel Rouviere et Stéphan Dakowski. Après une première saison
prometteuse terminée à la 5éme place, Pibarot remporte le championnat
l'année d'après, aidé par les prestations hors norme d'Edmond Haan
sacré meilleur buteur. Dès lors, le Nîmes olympique évoluera dans
l'élite du football Français.

De longues années
de gloire (1950-1980)
Le Nîmes Olympique s'impose dès
lors comme un poids lourd du
championnat, terminant sa première saison, en 1951,
à la 4e place. En 1955,
Pierre Pibarot laisse
sa place de technicien à Kader Firoud. Ce dernier fait appel à des
joueurs réputés comme Stanislas Golinski et Hassan Akesbi. Le club
multiplie dès lors les performances : en 1958,
1959
et 1960 il terminera 2nd du championnat derrière le
fameux Stade de Reims. Le club jouera même le Challenge des Champions
en 1958. Preuve de sa réussite, le Nîmes Olympique gagne la Coupe
Charles Drago en 1956, et réalise de beaux parcours en Coupe de
France :
quart de finale en 1957, demi-finale en 1959, et finale en 1958 et 1960.
Pour sa première décennie au
haut niveau, le Nîmes Olympique
se
montre très performant autant dans le championnat que lors des coupes,
sans parvenir toutefois à ramener le moindre trophée.
Si les années 1960 ne sont pas
brillantes au niveau du
championnat après le départ de Kader Firoud (une descente en 2e division en 1967
suivie d'une remontée immédiate), le Nîmes Olympique peut pourtant se
targuer de disposer d'un des meilleurs centre de formation de France.
Le club remporte en effet la Coupe Gambardella à 3 reprises en 1961,
1966 et 1969. Cette renommée lui permet de disputer la première édition
du Tournoi de Toulon
en 1967, compétition internationale dédié aux équipes espoirs. En 1982,
le Nîmes olympique obtiendra même le titre de "meilleur club de jeunes".
De nombreux joueurs formés à Nîmes connaitront le succès, certains
mêmes jusqu'à être sélectionnés en équipe nationale, à l'image de
Michel Mézy,René Girard et Christian Perez, et plus tôt Maurice Lafont.
Le retour de Kader Firoud en
1969 marque le début d'une
nouvelle dynamique. Avec des joueurs comme Adolf Scherer, Jacky
Vergnes,
Jean-Pierre Adams et plus tard Gilbert Marguerite, le Nîmes Olympique
va de nouveau finir 2nd
du championnat lors de la saison 1972
derrière l'Olympique de Marseille. Ce talent retrouvé permet au club
d'évoluer pour la première fois en compétitions européennes :
coupe de l'UEFA en 1971 et 1972, et Coupe des Alpes qu'il remportera en
1972.

Les turbulences
(1980-1993)
Les performances retrouvées
laissent vite place à
l'incertitude. A l'issu de la saison 80-81
le club est relégué en 2e
division. Le 14 juin 1982, Paul Calabro cédait sa place à Jean Bousquet
à la tête du club. En 1983,
grâce aux performances de Patrick Cubaynes
le club retrouve le haut niveau pour une seule saison seulement,
terminant avant dernier et assurant une nouvelle relégation. L'équipe
va alors régulièrement échouer dans l'exercice de la remontée,
finissant régulièrement sur le podium, mais les difficiles barrages de
promotion auront raison de l'entrain Nîmois, et ce malgré des joueurs
de talent à l'image de Jorge Dominguez.
En 1991,
le Nîmes Olympique parvient enfin à remonter en 1re
division, Michel Mézy qui
avait rejoint l'encadrement en juin 1990 prend alors la tête du club.
Le NO se dote dès lors d'un solide effectif, à la mesure de ses
ambitions. Philippe Vercruysse, William Ayache, Jean-Claude Lemoult et Eric Cantona
sont recrutés dans les rangs Nîmois, ne permettant malheureusement pas
à cette brillante équipe, du moins sur le papier, de réaliser des
exploits lors de leur retour dans l'élite, puisque le club finit 15e.
L'année suivante sera une des pires pour le football Gardois, le NO
finit dernier du championnat avec seulement 22 points et réalise les
plus mauvais scores de son histoire, avec une large défaite à domicile
6 à 2 contre le RC Strasbourg,
et une claque 6 à 1 au Vélodrome face aux stars européennes de
l'Olympique
de Marseille.

La chute et
quelques coups d'éclats
(1993-2008)
Le Nîmes Olympique retrouve donc
rapidement les stades de la
D2 dès la saison 1993-1994,
et se pose rapidement comme un sérieux candidat à la remontée, mais
échoue à la 4e place à
la fin de la saison.
Les crises internes entre Michel
Mézy et Richard Perez auront
raison de l'équipe qui effectue une pitoyable saison 1994-1995, les résultats
tardent à venir, Nîmes ne gagne son premier match qu'à la 9e journée contre le SCO
Angers
devant moins de 2000 spectateurs désabusés. Les changements
d'entraîneurs s'emballent suite à l'arrivée de Franck Bellini à la
présidence. Nîmes termine la saison à la 22e
place et est relégué pour la première fois de son histoire en troisième
division.
Ce championnat dont le Nîmes
Olympique ignore tout, ne va pas
lui sourire. Lors de leur première saison ils vont échouer à la 16e place, logiquement en
position de relégation mais se sauvant de justesse par le dépôt de
bilan de l'US Valenciennes. Paradoxalement à cette saison noire, le
club réalise un parcours sans faute en Coupe de France :
élimination de l'AS Saint-Etienne
en seizièmes de finale, puis du RC
Strasbourg en quart, et enfin de Montpellier
en demi-finale,
aux Costières, un 13 avril 1996 devant un public en folie, avant de se
faire battre par l'AJ Auxerre,
le champion de France, en finale. Le Nîmes Olympique devient le 1er club d'un niveau inférieur à
la 2e division, à
accéder à une finale de coupe de France.
Ce coup de fouet stimule les crocos lors de la saison suivante
puisqu'ils termineront champion de national, s'assurant la remontée en
D2. Une saison particulièrement intense pour le club qui jouera par la
même occasion la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, Auxerre, vainqueur de la
coupe mais également vainqueur du championnat jouant la Ligue des champions.
De retour en D2, Nîmes joue petit, et termine dans la deuxième moitié
de tableau malgré ses joueurs plein d'avenir : Lamine Sakho,
Mickaël Pagis, Johnny Ecker et plus tard Frédéric Piquionne en sont les
parfaits exemples.
En 1999 le club perd en demi-finale de la coupe de France contre le FC Nantes. Les Crocos
rentrent très mal dans le nouveau millénaire, puisque lors de la saison
2001-2002
ils sont
une nouvelle fois relégués en National.
Deux ans après leur descente au 3e
niveau, ils ne sont pas parvenus à rejoindre la Ligue 2, et perdent
donc pour la première fois leur statut professionnel. Le Nîmes
Olympique est bien loin de ses gloires passées, même si cette même
année 2004, son centre de formation parvient à se hisser en finale de
la Coupe Gambardella.
L'exercice du National va user petit à petit le club, qui termine
régulièrement à la 4e ou
5e place sans parvenir à
remonter à un niveau plus digne de son histoire.
Le Nîmes Olympique n'est
pourtant pas mort, et le prouve lors
de la Coupe de France 2005 : les crocos battent les Verts de l'ASSE, puis l'AC
Ajaccio, l'OGC Nice, le FC Sochaux avant de se
faire une nouvelle fois battre contre l'AJ
Auxerre en demi-finale ! L'équipe élimine 4 clubs
de Ligue 1 consécutivement et défraie alors la chronique.
Enfin, au terme d'une saison
2007-2008 agitée qui aura vu
plusieurs entraineurs se succéder, le Nîmes olympique parvient à
remonter en Ligue 2
en arrachant sa qualification lors de la dernière journée du
championnat, le 16 mai 2008, en battant le Stade
Lavallois
3 à 1 dans un stade des costières archi-comble (18 530 spectateurs),
explosant ainsi le record d'affluence en championnat national.
Le retour au
professionnalisme (2008-)
Le retour en Ligue 2 obtenu, le
NO retrouve son statut
professionnel, ainsi que la Coupe de la Ligue, et espère effacer ces
dernières années cauchemardesques par un retour rassurant dans un
championnat de Ligue 2
qui a bien changé depuis qu'il l'a quitté. Nîmes arrache son maintien
en L2 lors de la dernière journée face à Brest.
Source
:
Wilkipedia
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