Sans plus tarder, la réponse est OUI ! Oui, nous devons croire à la montée. Tout comme nous avons cru à une hypothétique montée durant les six saisons que nous avons passées en National. Près ou loin des trois places qualificatives, tout le monde se prêtait à (des)espérer suivant des résultats qui pouvaient aussi bien nous propulser dans le haut du classement, à quelques encablures de ceux que l'on croyait être les futurs promus, tout comme vers le bas, avec pour désespérante perspective une descente vers l'amateurisme le plus pur, là où nos bien chers derbys se seraient tenus contre une équipe réserve.
La situation Une montée, cela ne se refuse pas. Certes. Il est déjà bien présomptueux d'aborder le sujet, mais ce sont les discussions actuellement en débat sur le forum qui nous amènent à évoquer cette problématique. Monter, oui, mais pour quoi faire ? Se maintenir, oui, mais pour quoi faire ? Tel est le résumé des principales interrogations à la base des conversations du peuple rouge et blanc, tant dans les cafés gardois (n'oublions pas que notre club jouit d'une large audience auprès de notre département entier, et même plus loin) que sur le Web.
Un autre fait d'actualité nous renvoie à cette problématique : la structuration du club et le règlement, une fois pour toutes, du conflit entre Association et SASP. Ce dernier devant se solder, selon toute vraisemblance, par une union des deux entités sous la houlette de la section professionnelle. On pourra toujours choisir de prendre parti pour l'une ou l'autre entité. Leurs bilans respectifs plaident en faveur d'un match nul : une finale de Gambardella, le maintien des équipes de jeunes au plus haut niveau, mais également un déficit chronique d'un côté, une montée puis un sauvetage miraculeux de l'autre, malgré un recrutement souvent contestable. Le tout, après de grosses hésitations et erreurs de chacune des deux parties.
Revenons à nos moutons. L'objectif ? Le maintien. Si bien d'entre nous tendent à déjà le tenir pour acquis, tout comme après tout, en 2009 à la même époque, la relégation semblait elle-aussi inéluctable, il n'en reste pas moins que de nombreux points se doivent d'être glanés d'ici la fin de la saison. Et, sans avaliser aveuglément les propos de l'entraîneur actuel du club, la quarantaine de points demeure l'objectif principal, suivi éventuellement par un « bonus », qui, suivant son ampleur, pourrait éventuellement voir notre club s'immiscer dans le combat pour la promotion.
Une chose positive à signaler toutefois : une profondeur de banc dont nous n'avons pas bénéficié depuis bien longtemps à Nîmes Olympique, banc qui en plus, a le mérite d'être jeune et talentueux.
Le public Engouement pour le NO ou bien désertion des travées ? La question suppose une réponse en deux parties.
L'engouement, tout d'abord, est difficilement mesurable. Il concerne, en fait, la perception qu'ont les Nîmois, ainsi que les Gardois et autres supporters expatriés, des performances sportives de leur équipe favorite, ainsi que leur propension à suivre cette dernière aux Costières tout comme en déplacement. Même en CFA, il y aura des fidèles partout en France. Certes, si le niveau de l'équipe fait non seulement naître des vocations parmi les plus jeunes, mais réveille également chez les plus âgés une flamme qui a tendance à s'éteindre, on peut toutefois se poser des questions sur l'aura actuelle de notre club. Cette perception, il est difficile de la mesurer. On pourra évoquer les discussions de comptoir, lesquelles ont de toute façon, quel que soit le niveau, toujours concerné notre club, signe de son prestige, mais également le nombre croissant d'abonnés, ainsi que de jeunes, de plus en plus nombreux à peupler les travées des Costières, bravant le froid ainsi que la concurrence « sociale » des clubs plus huppés : il n'y a pas plus de honte à être sympathisant ou supporter du Nîmes Olympique que de Lyon, Marseille et autres clubs à la mode. L'engouement est là, et il ne demande qu'à grandir.
Quid de l'affluence ? Tel est le public nîmois : prêt à s'enflammer plus que de raison après une victoire à l'extérieur, prêt à hacher en tranches microscopiques son équipe et ses joueurs, sans distinction, à la moindre contre-performance (à savoir défaite ou match nul, suivant le niveau de l'adversaire) à domicile.
D'un strict point de vue comptable, l'affluence moyenne est pour l'instant moins importante que la saison dernière. Mais, rappelons-nous du fait, bien que notre équipe ait effectué un début de saison plus que correct, que nous n'avons pas rempli le stade jusqu'à présent, contrairement au match contre Lens en août 2008, qui a largement faussé les statistiques de la première partie de saison du fait que le stade était, à quelques sièges près, plein. Le défi semblerait-il moins excitant que l'an dernier ? Pas forcément. N'oublions pas que l'an dernier, en décembre, l'affluence culminait à quelques six mille spectateurs, voire moins, ceci étant largement du à notre position au classement. Mais n'oublions pas non plus que les statistiques de l'an dernier tiennent compte des derniers matchs au cours desquels le stade s'était copieusement garni en vue d'un peu probable maintien. Osons rêver qu'une fois le maintien obtenu, le plus tôt étant le mieux, les Nîmois croisés à chaque coin de rue disant aimer le football, viendront eux aussi garnir les travées des Costières, comme ils l'ont fait l'an dernier, pour non plus espérer un maintien improbable, mais cette fois une montée hypothétique.
L'avenir... En National, il y avait du monde, il y avait de l'engouement, mais il y avait également de hautes ambitions. Aujourd'hui, au niveau supérieur, le NO aimerait bien compter sur le même engouement et la même affluence tout en ayant des ambitions plus modestes. Des ambitions plus modestes, mais réalistes. Le niveau de jeu, division supérieure oblige, est plus élevé. Au public de montrer que lui aussi, s'il aime son équipe, s'il aime son club, sa ville (et personne ne peut en douter au vu de certaines rencontres dites décisives, on pensera ici aux matchs de Coupe ou aux matchs pour la montée), à lui de montrer qu'il est capable de jouer un rôle dans l'ascension de notre club. Nous avons vécu trop de saisons moyennes voire médiocres en deuxième ou troisième division, sans que le public suive... mais avec toutefois quelques bons joueurs.
Aujourd'hui, notre équipe est jeune, talentueuse. C'est aujourd'hui, plus que jamais, que nous pouvons entretenir l'espoir de voir, après quelques années de transition mais non dénuées d'une réelle ambition, notre club jouer à nouveau dans la cour des grands.
Revenons au postulat de départ. Il ne faut pas s'enflammer, mais juste chercher le maintien. Le reste, cela sera non seulement du bonus pour la présente saison, mais également une base pour l'avenir. Espérons que les problèmes internes et récurrents, entre Association et SASP, se règlent rapidement.
A ce propos, il est important de saluer l'initiative des différents groupes de supporters, qui, malgré leurs divergences par rapport à la direction du club, divergences qui datent d'il y a plusieurs saisons déjà, ont fait le sage choix de mettre de côté leurs remontrances pour tirer dans même sens, aux côtés du club, tout en gardant une distance ainsi qu'un certain esprit critique vis à vis de ce dernier. C'est ce que nous essayons de faire sur NO-Passion, et c'est pourquoi nous vous invitons à participer vous aussi. En venant au stade ou en proposant des articles, des commentaires. Comme disait l'autre, « il n'y a pas de grand club sans grand public ». Le grand club semble se construire. A nous de ne pas rester en rade.
Ecrit par Rahan
20 Jan 2010